![]() |
|
Dictionnaire des notions politiques et sociales des pays d'Europe centrale et orientale
en partenariat avec le
Photo Ville de Nancy |
| |
|
Ce projet répond aux missions de la Maison Internationale des Pays d’Europe Centrale et Orientale, dans le domaine des échanges concernant l’enseignement supérieur et la recherche. Il constitue donc un soutien à la mobilité des enseignants, des chercheurs et des étudiants au niveau de la formation linguistique et culturelle. Les travaux sur le « Dictionnaire des notions politiques et sociales des pays d’Europe centrale et orientale » assurent une double fonction. La fonction première consiste à rendre possible la communication entre des peuples de langues différentes, mais aussi entre l’Union européenne en tant que construction et ses citoyens. La deuxième fonction repose sur l’établissement de liens entre les différentes cultures (différentes traditions politiques) cohabitant au sein de cette construction. Le dictionnaire vise un vaste public. Il est destiné avant tout aux besoins des hommes politiques et des chercheurs qui portent de l’intérêt à la problématique des pays d’Europe centrale et orientale mais il pourra également servir aux étudiants ainsi qu’aux traducteurs de textes officiels, voire aux professionnels de l’information. Les chercheurs français et étrangers associés au projet s’intéressent de plus près aux problèmes liés à la diversité linguistique de l’Europe élargie. Les recherches seront conduites avec des méthodes comparatistes, linguistiques (lexicales et sémantiques) et historiques autour de deux axes :
|
|
| |
|
Le but principal du dictionnaire est la description des valeurs de mots universels qui, dans des contextes nationaux bien définis, sont rattachés à des clivages politiques. Ainsi, l’explication linguistique de ces notions doit conduire à la reconstitution des idées politiques qui ont animé la vie sociale, politique et culturelle des pays d’Europe centrale et orientale au cours des derniers siècles. Le dictionnaire a un caractère novateur car il aborde la problématique de la diversité linguistique et culturelle des Etats d’Europe centrale et orientale, ainsi que la façon dont on situe les langues et les cultures dans un espace concret de recherches. Cet espace sera un espace français, mais aussi, dans une perspective scientifique plus large, un espace européen. Il est important de souligner l’aspect transversal des recherches qui amènent des linguistes, d’une part, à des thématiques extra-linguistiques (philosophie, histoire, sociologie et droit) et, d’autre part, à des recherches spécialisées sur leurs langues respectives : le polonais, le hongrois, le tchèque, le slovaque, le lituanien, le letton, le lettonien, le russe, l’ukrainien, le biélorusse, le bulgare, le macédonien, le serbe, le croate, le slovène et le roumain dans l’état actuel du projet. Les recherches culturelles sur le vocabulaire politique et social requièrent une approche tant diachronique que synchronique. |
|
| |
|
Les travaux sur le dictionnaire englobent également une problématique terminologique. Au plan juridique, l’une des conséquences les plus importantes est que les différentes versions linguistiques des textes de droit communautaire, aussi bien originales que dérivées, font également foi. L’enjeu est ici de taille dans la mesure où c’est la sécurité juridique qui se trouve en cause. Le respect de cette sécurité juridique implique la nécessité d’une traduction absolument parfaite ainsi que d’une uniformisation des termes qui est quasiment impossible malgré toutes les compétences et les qualités des traducteurs. Ceci est d’autant plus vrai pour les textes écrits dans des langues à faible diffusion (comme la plupart des langues d’Europe centrale et orientale), du fait de l’absence d’interprètes pouvant couvrir des combinaisons linguistiques très complexes. |
|
| |
|
Le réseau international de coopération comprend 21 laboratoires situés dans des pays d’Europe centrale et orientale. Les échanges entre enseignants-chercheurs ont lieu :
|
|
| |
|
Biélorussie (Université de Minsk) - Bosnie-Herzégovine (Académie théâtrale de Sarajevo) - Bulgarie (Université de Sofia) - Croatie (Université de Zagreb) - Hongrie (Université de Budapest) - Lettonie (Université de Lettonie) - Lituanie (Université de Vilnius ; Académie lituanienne des sciences à Vilnius) - Macédoine (Université Cyril et Méthode de Skopje) - Pologne (Université de Varsovie) - République tchèque (Université Charles à Prague ; Université Masaryk à Brno) - Roumanie (Université de Bucarest ; Université de Pitesti) - Russie (Université Pédagogique de l’Oural ; Université Pédagogique de Transbaïkalie) - Serbie (Université de Novi Sad ; Université de Belgrade) - Slovaquie (Université de Bratislava) - Slovénie (Université de Ljubljana) - Ukraine (Académie ukrainienne des sciences à Kiev) |
|
|
|